"J’ai craqué pour cette robe page 43, ce week-end, c’est décidé, je me l’achète." L’excitation monte, les savants calculs pour éviter le gouffre financier aussi… bref, tout est pensé pour dépenser en toute sérénité.
MAIS… après deux tours complets du magasin, des allers-retours dans les escalators, le constat est simple elle n’est pas là, inexistante. Pire encore, la vendeuse ne l’a jamais vue.
Frustrée, agacée, j’appelle deux ou trois attachées de presse et collègues afin de comprendre les raisons de ce loupé.
Voilà le problème : oublions les séances photo en porté qui coûtent des milliers d’euros et mettent en scène des vêtements couture, souvent rares et très difficiles à trouver, concentrons-nous plutôt sur les shoppings. Ils ont pour but de nous aider à trouver des vêtements "in" à prix raisonnables. Par définition on les repère donc très facilement en boutique. Alors pourquoi ce n’est pas toujours le cas ? Il faut comprendre plusieurs choses. Les mensuels de renom sont bouclés en moyenne deux mois avant leur arrivée en kiosque. Ils font leur shopping en fonction des cd’s de visuels envoyés par les marques entre 5 et 3 mois avant leur arrivée en boutique.
Entre temps, celles-ci continuent de revoir leurs créations, décident quelles sont les tenues qui vont être commercialisées et celles qui vont rester au placard parce que la tendance a évolué, entre temps, autrement. Et oui, la mode reste un business.
Alors quelles seraient les solutions ? Entre les pièces qu’on ne retrouve pas car elles sont en vente dans une boutique et pas dans une autre, celles qui ne sont finalement pas commercialisées, dur dur de s’y retrouver. Au final c’est notre regard qui doit changer. Après tout que ce soit des tenues de haute couture, présentées dans de magnifiques shootings ou des shoppings plus abordables, le principe est le même, à défaut d’imiter, on ne peut que s’inspire


