
- DR / Claire Curt - Sac Billy’s Florence le Maux
Comment est venue l’idée de faire des sacs ?
Tout d’abord, je suis une adepte des sacs à main ! De toutes sortes. Aucun style n’est privilégié, je peux passer d’un mini sac très précieux à un cabas « roots ».
Seul sac interdit : le sac à dos !
C’est ainsi qu’un jour j’ai proposé à une éditrice pour qui j’avais réalisé plusieurs livres de « loisirs créatifs » de faire un livre sur les sacs. Elle a accepté sans hésiter. J’ai créé une quarantaine de modèles pour ce livre dont un cabas géant en couverture militaire orange que j’ai trimbalé à travers New York, Londres et Paris lorsque je faisais les photos du livre. Ce sac a eu un réel succès, on m’arrêtait dans la rue pour me demander où l’acheter !
L’idée à peu à peu germé dans mon esprit.
Racontez-nous le début de l’aventure
A partir de là, il a fallu beaucoup de temps, plus de 2 ans, pour arriver à présenter la première collection. J’ai dû me mettre en quête d’un atelier : les premières tentatives auprès d’un atelier d’insertion pour femmes n’ont pas abouti, l’atelier a fermé sans prévenir et j’y ai perdu toute ma matière première sans avoir vu un seul sac réalisé.
Ensuite, par le biais d’une amie, j’ai essayé la fabrication au Maroc : lorsque le premier sac est arrivé, en cuir, j’étais ravie, c’était très réussi. En revanche, la suite s’est gâtée car n’étant pas sur place je n’ai pas pu obtenir 2 fois le même sac : le cuir variait en texture et en teinte, et il y avait toujours des petites modifications surprises (la poche plus grande, un nombre d’œillets aléatoire, etc…).
Dans ces conditions, impossible de présenter un modèle à des clients. Il faut être sûr de sa fabrication avant de vendre un modèle !
Au bout d’un an j’ai enfin rencontré un atelier de maroquinerie professionnel à Paris. (Il faut savoir que les adresses sont classées top secret ! Personne ne les communique). Ca a tout de suite collé ! Avec son savoir-faire professionnel, cet atelier a mis au point les premiers modèles : version cuir, version couverture et le modèle réduit. J’ai enfin pu envisager de présenter mes sacs dans un salon.
Vos sacs s’adressent à quelles femmes ?
Je dessine des sacs pour des femmes comme moi… en fait pour moi et je me dis que si ça me plait, ça plaira à d’autres ! C’est à dire des citadines, qui aime chiner, découvrir de nouveaux créateurs, faire du shopping à Londres et arpenter New York en long et en large sans jamais s’en lasser !
Avec quelles matières travaillez-vous ?
J’aime beaucoup les matières vintage, comme la couverture orange qui m’a inspiré mon premier sac ou le lin ancien dont le tissage très serré ne se retrouve pas dans les tissus actuels. Et dans un style radicalement opposé, j’aime « ce qui brille » : c’est mon côté midinette méridionale ! D’où l’utilisation de cuir métallisés.

- DR / Claire Curt - Sac Sucre Florence le Maux
Qu’est ce qui vous inspire ?
Je constate que le point de départ c’est la matière. En fait je ne dessine pas, je fabrique tout de suite en volume. Je suis plus à l’aise comme ça et je pense que c’est lié au fait que les matières m’inspirent. Quand on dessine, la matière n’entre pas en jeu immédiatement.
Ensuite c’est des silhouettes : quand j’en suis encore au stade de la réflexion, j’imagine une silhoutte de femme portant un sac. Quel sac porte-t-elle et comment ? et à partir de là, la forme du sac prend corps.
Quel est le it-bag de votre collection ?
C’est le sac Sucre en veau velours métallisé : le côté légèrement pailleté associé à une forme très sobre a plu !
Et vous quels sacs avez-vous dans votre armoire ?
Des cabas de toutes tailles et formes, en toile ou en cuir, des petites besaces, des sacs à main en tissu plissé, brodés…. Souvent ils ont un petit look rétro ou seventies.
En revanche, bien que ma maison soit remplie d’objets, de meubles et de vaisselles chinés aux puces, je ne porte aucun sac vintage. Je ne sais pas pourquoi, j’ai besoin de neuf dans ce domaine !
En tant que consommatrice, que recherchez-vous chez un sac ?
Un joli look c’est tout ! J’ai horreur de me dire qu’il doit avoir tel compartiment ou telle poche parce que c’est pratique. Les sacs « raisonnables » que j’ai achetés sont ceux que j’ai le moins portés. De toutes façons on a beau avoir des rangements, on ne remet jamais les choses au bon endroit et tout fini au fond du sac !
Souvent sur les salons j’entends les acheteurs dire qu’« il faut des sacs qui ferment, qui aient plein de poches, et surtout pas de toile sinon ça ne marche pas » ! Ma réponse est imparable : « Ah oui ? Et les milliers de femmes qui ont craqué pour le cabas à paillette de Vanessa Bruno ???!!!
On est toute pareille : c’est le look qui importe !
Et si vous deviez dessinez un sac pour les pretty woman, il ressemblerait à quoi ?
Je suis en pleine recherche pour la prochaine collection, alors je n’ai pas encore d’idées précises, mais plutôt des envies : un sac assez grand, en cuir pastel, très doux et souple, une forme en rondeur avec quelques plis qui le rendent douillet, moelleux. Il se porte au coude. Il a un petit côté « chic british, 19e siècle ».
Retrouvez ces créations dans les boutiques :
- Bis Morgen
17, rue des quatre vents
75006 Paris
01 46 33 44 01
- Trésor By
6 rue du Trésor
75004 Paris
01 42 72 54 92
- Série Limitée
20 rue Houdon
75018 Paris
01 42 55 40 85
- Georges de Providence
3 rue de Fleurus
75006 Paris
01 42 84 48 79
Et dans toute la France et en Belgique :
T-Corner, 20 rue Saint Antoine du T, 31000 Toulouse
Salon Jennifer Tasset, 27 rue basse du chateau 73000 Chambery
Histoire de Famille, 6, rue Sainte Catherine 42000 Saint Etienne
Kasaben, route du port 20145 Solenzara
M29, 29 rue de Sully - 17410 St Martin de Ré
Songe de Muses, 31, rue André Bonnenfant 78100 Saint Germain en Laye
Week-end à Rome, 42, rue Grande 04100 Manosque
Jérode, 10 rue docteur Fanton 13200 Arles
Belle de Jour, 145 av Van crombrugghe 1150 Bruxelles










