
uvrir son blog c’est un peu comme lancer son propre magazine : on choisit le graphisme, les sujets, le ton, bref on est son propre patron.
Il y a encore un an, j’étais pigiste. Je recevais beaucoup d’infos et j’ai ouvert PrettyWoman.fr parce qu’un grand nombre d’entre elles n’étaient pas diffusées et je voulais faire plaisir aux copines.
Puis, ça a marché, les mails d’attachées de presse se sont multipliés, les invitations aussi et même des patrons de boutiques indépendantes se sont manifestés. Et recevoir de l’info c’est la base pour alimenter un blog de mode qui traite de l’actualité.
Mais plus on est connue, plus on est tentée par les abus. Qu’ils viennent des marques qui proposent une multitude de cadeaux (comprenez "pot de vin" avec double-guillemets), ou des bloggueuses qui souhaitent se constituer une garde-robe fashion pour pas un rond, qu’importe ! Beaucoup cèdent, c’est pourquoi les bloggueuses sont de moins en moins prises au sérieux.
Pas plus tard que samedi j’ai appris par une responsable de marque qu’une bloggueuse star n’a pas hésité à demander qu’on lui envoie une veste en cuir, la plus chère évidemment, afin qu’elle se shoote avec. Une aubaine pour la petite entreprise. Sauf qu’une fois le sujet en ligne, la bloggeuse critique sauvagement la marque mais garde la veste à 300 euros dans son placard. Un peu contradictoire non ? Et des exemples comme celui-là il en existe plein !
Certes toutes ne sont pas des bloggueuses-voleuses il y a également des bloggeuses-menteuses qui n’hésitent pas à vanter les mérites d’une tenue moyennant argent. La bloggueuse a juste à copier-coller le dossier de presse et hop, c’est 200 ou 500 euros dans la poche. Dans le métier cela s’appelle un publi-rédactionnel et il y a pour obligation de le préciser au lecteur.
A un autre échelon, on a pû voir au défilé Dolce & Gabbana des bloggeuses assises aux premiers rangs telles des Sharon Stone. Jusqu’ici, rien de grave. Seulement voilà, contrairement aux autres invités elles se sont vu offrir un téléphone portable par la marque afin de facebooker et twitter pendant tout le défilé.
Certaines d’entre elles se voient également offrir des appareils photos ou des caméras pour pouvoir mieux promouvoir certains vêtements.
Enfin, d’autres acceptent des voyages de presse à New York en exigeant des agences qu’elles viennent avec leur mec.
Tous ces privilèges existent pour les journalistes diva de la mode mais ils ont été maintes fois dénoncés. Hors les bloggueuses font la même chose mais se plaisent à le cacher !
Alors comment savoir quelles créations ou quels produits elles aiment vraiment ? Comment garder la tête sur les épaules et rester objective ? Il s’agit certainement d’un choix.
Un peu de transparence s’il vous plaît, ce n’est pas parce qu’on est sur Internet qu’on peut tout se permettre. En tout cas surtout pas de se foutre de la gueule de la lectrice.

